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jeudi 14 novembre 2013

"Les Indes Françaises", carnet de voyage par Arnaud d'Aunay

 Vous aimez les voyages ? Vous aimez dessiner ? Je vous propose aujourd'hui de découvrir un carnet de voyage : "Les Indes Françaises" par Arnaud d'Aunay.
L'auteur se définit lui même comme un peintre "globe trotter".

Ses outils de prédilection : le crayon, l'encre, l'aquarelle et la tempera. Des matériaux qui laissent passer la transparence et mettent en valeur le trait initial.

Ce livre raconte son voyage à la découverte des Indes Françaises. Des paysages magnifiques, des femmes en sari, mais aussi des animaux bien sûr !

 Cet ancien banquier a tout quitté pour devenir peintre voyageur, partant à la découverte des lieux les plus magiques de la planète.  De l'Indochine aux forteresses de Vauban, des Iles  Napoléoniennes à New York, Arnaud d'Aunay ballade ses pinceaux autour du monde, pour notre plus grand bonheur.



Peintre, mais pas que, l'auteur accompagne ses croquis de textes explicatifs, poétiques, anecdotiques ou tout simplement descriptifs. Avec toujours dans les yeux ce regard émerveillé et curieux de tout.









C'est dans un véritable voyage initiatique que nous entraîne Arnaud d'Aunay à la rencontre d'une culture, d'un mode de vie, d'une humanité vivante. L'Inde d'aujourd'hui avec ses vaches sacrées, symboles du pays, véritables "mère de l'univers", vue comme un "idéal pour ceux qui sont doux, purs, désintéressés et innocents". Mais aussi ses paysans, ses commerçants et ses marchés colorés.






Dessins complets à l'aquarelle, à l'encre ou à la gouache alternent ou se fondent avec de simples esquisses, et font de ces carnets de Voyages un livre agréable autant qu'un récit de voyage très bien documenté. 













mardi 11 juin 2013

Kirigami ou l'art des animaux en papier découpé !

Source : Bianche Pieghe (It)
"Kirigami", ou "l'Art du papier découpé". Derrière ce mot barbare se cache en fait une technique qui consiste à plier et découper des feuilles de papier, pour leur donner toute sorte de formes.

Paradoxallement le terme qui regroupe deux mots japonais (kiru=couper et kami=papier) a été inventé aux Etats Unis.

C'est l'artiste américaine Florence Temko qui a utilisé cette expression en premier en 1962 lorsqu'elle publie son livre "Kirigami, the creative art of paper cutting" ("Kirigami, l'art du papier découpé"). Le livre est un gros succès et le terme entre dans l'acceptation du langage courant.
 

Le technique relève d'une forme ancienne d'art chinois et japonais. Les formes ainsi créées servaient alors pour décorer les temples bouddhistes.


Source : EasyCutPopUp



Tous les types de papier peuvent être utilisé, tout dépend de l'aspect final que l'on veut donner à ses créations. Il suffit ensuite de quelques outils très simples : ciseaux, crayons, gomme, rêgle en métal, et cutter pour obtenir des résultats bluffants.

L'usage le plus courant aujourd'hui des kirigami se retrouve dans les cartes et les livres pop-up pour enfants.

Source : Lark Crafts
Mais, certains artistes vont plus loin et utilisent le kirigami modulaire pour assembler entre elles plusieurs structures sur des formes assymétriques.

jeudi 23 mai 2013

"Calligrammes" à la manière d'Apollinaire!

Horses
"Calligrammes". C'est ainsi que Guillaume Apollinaire a intitulé l'un de ses recueils de poésie, paru en 1918.

C'est aussi une façon amusante d'écrire un texte en lui donnant la forme d'un dessin. Ce dessin représente en général le thème du texte, mais pas forcément.

Entre Calligraphie et Idéogramme, ce mot valise, inventé par Apollinaire lui même, est à lui seul la promesse d'un jeu sur les mots. Et nous allons voir avec Guillaume Apollinaire et d'autres que les animaux sont un très bon sujet de Calligramme.

La Colombe poignardée.
Le mot lui même signifie "belle" et "signe d'écriture". Il s'agit donc d'écrire en beauté. Et l'auteur de "Calligrammes" aurait pu dire à son ami Picasso "Moi aussi je suis peintre".

Poésie Graphique, le calligramme remonte à l'Antiquité. Les grecs, les égyptiens puis Rabelais y ont contribué. Mais Apollinaire en a fait l'aboutissement de sa recherche de nouvelles formes d'écriture. Tout comme les peintres, le poète innove avec des vers libres, l'absence de ponctuation, des rimes et des strophes régulières ou plus personnelles, et des strophes déstructurées pour former ces dessins graphiques.
L'Oiseau.

"Calligrammes" est donc paru en 1918, l'année même du décès de Guillaume Apollinaire. Il porte en sous titre "poèmes de la guerre et de la paix 1913-1916" Si le thème de la guerre a cette époque est chose quotidienne, l'auteur a su sublimer ce thème dans ses vers. La Paix s'impose aussi comme étant d'actualité, mais le recueil traite aussi de bien d'autres sujets et aborde différents types d'écriture.

Touche à tout novateur, l'auteur avait créé sa propre revue "le Festin d'Esope". Il s'était aussi intéressé à la peinture en publiant "les Méditations esthétiques" sur les peintres cubistes. Mais c'est "Alcool" qui reste son recueil de poèmes le plus connu avec "Calligrammes".


Le Chat à la manière de...
Mais les Calligrammes ne sont pas réservés à Guillaume Apollinaire et nous allons aussi découvrir d'autres oeuvres de poésie graphique réalisées dans le cadre d'ateliers. (Les liens associés aux légendes renvoient sur les sites d'origine des textes).
Chat à la manière de...

Oiseau "à la manière d
 "On peut être poète dans tous les domaines : Il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte". Guillaume Apollinaire.

Dromadaire à la manière de...

"Il est grand temps de rallumer les étoiles" G. Apollinaire.

Papillon à la manière de...








"Vienne la nuit, sonne l'heure; Les jours s'en vont je demeure" G. Apollinaire/ Le Pont Mirabeau.











mardi 26 mars 2013

"Les Jungles du Douanier Rousseau" revisitées par Amanda Hall.

La vie du peintre Henri Rousseau.
La vie du peintre Henri Julien Felix Rousseau, dit "le Douanier Rousseau" (1844-1910), est ici racontée en quelques illustrations par Amanda Hall (née en 1956).

L'artiste a réalisé ces dessins pour illustrer un livre hommage au peintre intitulé "La Jungle Fantastique de Henri Rousseau", livre écrit par Michelle Markel et paru aux USA et en Angleterre.



Le peintre dans sa jungle par Amanda Hall.

L'artiste a illustré le peintre promenant ses couleurs dans tout son univers coloré et naïf.

Il faut dire que Rousseau, qui n'a pratiquement jamais quitté Paris, a beaucoup peint l'exotisme, avec sa candeur naïve et colorée. Son exotisme est surtout imaginaire.

Avec "les jungles", le Douanier Rousseau tient une des thématiques les plus fécondes de son art. Il ne cherche pas la vraisemblance, mêlant sans soucis les bananiers avec les feuilles de houx ou tout autre végétal européen.

La jungle de Rousseau illustrée par Amanda Hall.



Un univers enfantin et maladroit qu'Amanda Hall a parfaitement su rendre dans ses illustrations du livre hommage au peintre.






Et pour terminer, je vous propose cette très agréable petite vidéo extraite du livre.





vendredi 8 mars 2013

Qui a tué le Dodo? Cet oiseau mythique...

"Qui a tué le Dodo?" Ce pourrait être le début d'une enquête policière. Mais c'est surtout le titre d'un petit ouvrage de Bernard Pichon sur ce drôle d'oiseau aujourd'hui disparu. Un animal devenu une légende pour les chercheurs et les passionnés.
 
Le Dronte des Mascareignes, appelé aussi Dodo, était un oiseau très lourd et incapable de voler. Il vivait à l'Ile Maurice, officiellement découverte en 1511 par le portugais Domingo Fernandez Pereira.
Pereira surnomme cette ile "l'Ile aux Cygnes" (Isla do Cerne) car de très nombreuses espèces d'oiseaux s'y trouvent. Mais nous ne saurons jamais si ces supposés cygnes étaient ou non des Drontes car la majorité des observations rapportées par les navigateurs portugais ont brûlé en 1707 lors du grand tremblement de terre de Lisbonne et des incendies qui ont suivi.

Avec sa silhouette empâtée, ses pattes crochues, ses manières disgracieuses et son profil peu photogénique, le Dodo est pourtant devenu l'un des emblèmes des défenseurs de l'environnement. Il est représenté sur de nombreux timbres émis par l'Ile Maurice depuis 1954, mais aussi par d'autres pays comme Cuba ou le Laos.

Dodo Disney : "Alice au Pays des Merveilles"
On le voit même s'afficher sur des bouteilles de bière "What Else?", la bière réunionnaise Bourbon.
Il doit cette popularité à sa physionomie joviale et emblématique de l'Ile.
Et une colonie de dodos s'est aussi invitée dans le film "L'Age de Glace" sorti en 2002. (à visionner en fin de post)
Le dodo apparaît aussi dans l'oeuvre de Lewis Caroll "Alice au Pays des Merveilles" ou il fait une course avec l'héroïne, avant d'être repris par Disney pour son film d'animation du même nom.

Comparé à un cygne, ou à une autruche pour sa taille, à un "oiseau  de nausée" pour sa chaire rassasiante mais dure, à un aigle pour ses serres crochues, ou à un vautour pour son bec, le Dronte a eu du mal à trouver son arbre généalogique.

Dodo de Surat.
En 1823 un ornithologue le classe même parmi les gallinacés avec les coqs. Avant qu'un autre savant ne le range enfin à sa place parmi les "colombiformes".
Mais les outils d'analyse moderne permettent de le mettre avec le Solitaire de Rodrigues dans une sous catégorie à part.

Les fouilles entreprises à Maurice en 2005 ont montré que le dodo était en fait beaucoup plus souple et vif que ce que pouvait nous laisser croire l'iconographie traditionnelle.

Nous voyons notre Dodo apparaître sur une gravure publiée en 1634 par le britannique Thomas Herbert. Il est représenté aux côté d'une poule rouge et d'un canari Huppé. Tous les trois sont des animaux disparus....

Le Dronte, lui, aurait, selon toute vraisemblance, disparu moins d'un siècle après sa découverte....Vers 1690.

Au tournant du XVIIe c'est sur le livre de bord du vaisseau hollandais Gelderland que l'on découvre une mine d'informations sur le Dodo.

Un chapitre entier relate en détails sa grosse tête, couronnée d'une peau plissée lui donnant l'illusion d'avoir un petit bonnet. Il n'a pas d'ailes, mais trois ou quatre pennes à la place. Il n'a pas de queue non plus.

Un vrai Dodo aurait même été rapporté exposé à Londres en 1638.

D'après le livre : Le voyageur et historien Thomas Herbert (1606-1682) rapporte que "leur taille importante les rend comparables à cet oiseau mythique que les Arabes nomment "Phoenix". Leur corps rondouillard et grassouillet pèse aux alentours d'une cinquantaine de livres".


Il poursuit ainsi sa description du dodo : "leurs ailes atrophiées semblent juste là pour nous rappeler leur appartenance au règne ornithologique. Leur tête déplumée est comme chauve, surmontée d'un panache ridicule, leur bec courbe, vert olivâtre, aux narines visibles. Leurs yeux sont petits, pareils à des diamants lisses et ronds, leurs plumes rebelles font duvet et leur queue consiste en trois frisette ridicules. Les pattes semblent rivées au corps, avec des serres munies d'ergots saillants".

En 1631 un marin anonyme livre ce portait un peu plus avenant du Dronte : "Fiers et magnifiques ils viennent à votre rencontre sans méfiance. Un rien hautains, l'air sévère, ils ouvrent leur bec, n'ont aucune crainte, paraissent même téméraires et ne reculent pas lorsque vous allez au devant d'eux. Pour se défendre leur seule arme est leur bec avec lequel ils peuvent vous pincer avec force".

Mais le dodo savait aussi courir vite, comme le rapportent des marins du vaisseau l'Arnhem échoué à l'Ile Maurice en 1662, et qui les attrapaient en les rabattant sur des chasseurs.

Il semble que sa corpulence pouvait varier considérablement selon la saison et l'abondance de nourriture. Et aussi que les spécimens rapporté pour être étudiés et dessinés aient été bien gavés durant leur voyage, les rendant plus gros artificiellement. Car le dronte se nourrissait de fruits crus, de figues sauvages, de graines de palmier et de pandanux, une noix exotiques.

Le dronte des Mascareignes vient des Iles Mascareignes composées de la Réunion, de l'Ile Maurice et de l'Ile Rodrigues. Il pond un seul oeuf par an ou tous les deux ans. Il est plus gros qu'un gros dindon pèse 10 à 15 kilos. Son nom scientifique est Raphus Cucullatus, Dronte.

Enfin il faut aussi mentionner les esquisses du Dronte réalisées aux Mascareignes par un certain Laerle, un marin doué pour le dessin, et engagé comme illustrateur sur le navire Gelderland. Elles sont considérées comme très réalistes et ne montrent pas notre animal ni dodu ni repoussant.

En 1848 Hugh Edwin Strickland défend la thèse d'une race disparue dans son livre "The Dodo and its kindred" (Le dodo et sa famille).

C'était avant l'exhumation des premiers ossements de Dronte, à une époque où beaucoup voyaient cet animal comme une sorte de mythe comme la licorne.
17 ans plus tard Georges Clark découvre les premiers ossements à l'Ile Maurice. 

Les drontes auraient été éliminés par les rats, macaques et autres animaux importé via les navires français hollandais et anglais qui faisaient escales dans ces îles et y défrichaient la foret pour planter du riz et de la canne à sucre.

Mais les Mauriciens aiment bien accréditer la légende selon laquelle le dodo n'aurait pas totalement disparu. Il resterait quelques spécimens cachés au plus profond des forêts mauriciennes....






mardi 5 février 2013

Le Carnaval de Quentin Blake, Illustrateur pour la Jeunesse.


Photo DR.
Quentin Blake est né en 1932 en Angleterre. Il a publié son premier dessin vers 16 ans, avant d'illustrer pas moins de 250 livres pour quelques 80 auteurs différents, dont Roald Dahl.
Photo DR.
Pendant 8 ans, jusqu'en 1986, il a dirigé le département d'illustrations du Collège Royal des Art. Il a été couronné par de nombreux prix de dessin, notamment le prestigieux "Hans Christian Andersen Award for Illustration" en 2002, et a été désigné "illustrateur des illustrateurs" en 1990. C'est en 2001, lors d'une exposition sur les lettres de l'alphabet que Quentin Blake imagine le projet d'une "Maison de l'illustration", le premier vrai centre dédié à l'illustration sous toutes ses formes, actuellement en cours de création en Angleterre.

Photo soumise à droits d'auteurs.
Pour autant qu'il s'en souvienne, Quentin Blake a toujours dessiné. Il s'est toujours vu comme un illustrateur en parallèle de ses cours comme professeur au Royal College of Art. L'auteur a dessiné pour les plus grands auteurs, mais aussi pour ses propres créations. Il possède pas moins de 20.000 dessins, croquis, esquisses et brouillons dans ses archives, tout genre confondu.

Photo soumise à droits d'auteurs.


A côté de son travail d'illustration, le dessinateur s'est aussi lancé dans une carrière d'expositions, au Petit Palais par exemple ou pour des hôpitaux, comme la nouvelle maternité d'Angers. Ses oeuvres sont ainsi visibles dans de nombreux lieux publics. Il faut dire que notre dessinateur possède une maison en France et qu'il apprécie particulièrement la gastronomie française. Il passe aussi beaucoup de temps à observer les oiseaux qu'il dessine si bien.

Photo DR.
"J'étais intéressé par l'éducation, le dessin et l'anglais" et c'est ainsi que Quentin Blake s'est tout naturellement orienté vers l'illustration de livres pour la jeunesse. Mais ses premiers livres sont tous en noir et blanc, jusqu'à ce qu'il écrive et dessine "Patrick" en 1968. C'est l'histoire d'un personnage qui fait changer de couleur les objets par la seule magie de son violon. C'était donc un livre tout en couleur que Quentin a pris plaisir à réaliser.

Photo soumise à droits d'auteur.
Blake aime représenter tous les animaux, même s'il apprécie particulièrement les dragons que ses personnages peuvent aisément chevaucher. "La plupart des animaux sont intéressant à dessiner". Mais "les voitures sont difficiles, jusqu'à ce qu'elles soient un petit peu cassées"!

Quentin Blake a beaucoup apprécié son travail aux côtés de Roald Dahl, le grand auteur de livres pour enfants. Leur collaboration a durée treize ans, de 1977 à la mort de Dahl. "Nous nous entendions très bien", même si au début Blake était un peu nerveux à l'idée de travailler avec Roald.

Photo DR.
"J'ai dessiné pour des magasines. J'ai dessiné des blagues. J'ai fait des dessins pour des couvertures de journaux.", avant d'illustrer des livres pour les enfants ou pour les adultes, "vraiment pour tout le monde" en fait.

Photo DR.
Promoteurs de la littérature pour enfants de 1999 à 2001, l'auteur a eu le temps de s'investir dans cette mission et d'en faire un livre racontant son expérience. C'est aussi à cette période qu'il organise sa grande exposition "Tell me a picture" avec 26 dessins pour illustrer les 26 lettres de l'alphabet. Chaque image racontait une histoire en elle même se souvient il. Autre belle aventure, celle du livre "Un bateau dans le Ciel" avec des écoliers français sur les questions humanitaire. Et l'odyssée ne fait que continuer...

mardi 15 janvier 2013

Teddy Bear mon ours en peluche!


Vous avez dit ours en peluche? Le célèbre "Teddy Bear", aujourd'hui centenaire n'a pas fini de faire rêver les enfants. Toujours aussi populaire, Teddy Bear, a même son musée le "Teddy Bear Museum", ouvert en 1984 à Petersfield en Angleterre.

La grande aventure des ours en peluche commence peu après 1900.
Le premier ours naît en

mardi 18 décembre 2012

Le Bestiaire Fantastique de Jules Verne.

Source "Je suis comme je suis".

Avec ses "Voyages extraordinaires", Jules Verne (1828 - 1905) nous entraîne dans des aventures aussi fantastiques que visionnaires. Cet écrivain génial savait pimenter ses récits des dernières avancées de la science de son temps.

Il est aussi considéré comme un des précurseurs du roman de science-fiction. Ce qui a donné lieu à la création du festival Jules Verne du film fantastique.

Il se définissait lui même comme un homme d'aventure, méthodique et curieux. Il était membre d'une quarantaine de sociétés savantes. Jules Verne est aussi l'auteur d'une opérette fantaisiste publiée en 1860, intitulée "Monsieur de Chimpanzé"


Mais l'auteur du "Voyage au centre de la terre" savait aussi peupler ses quelques 80 oeuvres littéraires d'animaux fantastiques ou bien réels, selon les besoins de son récit.

Source : Jules Verne News.
Avec l'aide de la Maison Jules Verne, et du Centre international Jules Verne d'Amiens, Celine Giton et Alexandre Tarrieu (postface) ont consacré un ouvrage entier au "Bestiaire Fantastique de Jules Verne". Tous les animaux cités dans les ouvrages de l'auteur, réels ou imaginaires, sauvages ou domestiques, y sont répertoriés. Et tous les continents sont représentés, des pôles glacés aux fonds des océans.

"Voyage au Centre de la Terre" (1864) ou encore "Vingt mille lieues sous les mer" (1869) sont des récits peuplés de monstres marins extraordinaires comme les pieuvres des profondeurs, le légendaire Kraken,ce calamar géant, ou encore des dinosaures disparus. Le capitaine Némo et le professeur Arronax nous ont légué ce drôle de bestiaire marin. Mais on y trouve aussi des références à la mythologie, comme le mythe des sirènes et leur ressemblance avec l'homme.



Source : Geo loco.
Le légendaire Kraken est décrit ainsi par Jules Verne : "C'était un calmar de dimensions colossales, ayant huit mètres de longueur [...] ses huit bras, ou plutôt ses huit pieds, implantés sur sa tête, avaient un développement double de son corps et se tordaient comme la chevelure des Furies. 

On voyait distinctement les deux cent cinquante ventouses [...]. La bouche de ce monstre s'ouvrait et se refermait verticalement. Sa langue, substance cornée, armée elle-même de plusieurs rangées de dents aiguës, sortait en frémissant de cette véritable cisaille. 

Source : les voyages extraordinaires.
Quelle fantaisie de la nature! Un bec d'oiseau à un mollusque! Son corps, fusiforme et renflé dans sa partie moyenne, formait une masse charnue qui devait peser vingt à vingt-cinq mille kilogrammes. Sa couleur inconstante, changeant avec une extrême rapiditité suivant l'irritation de l'animal, passait successivement du gris livide au brun rougeâtre".



Pour l'auteur de "l'Ile mystérieuse", "L'esprit humain se plaît à ces conceptions grandioses d'êtres surnaturels. Or la mer est précisément leur meilleur véhicule, le seul milieu où ces géants [...] puissent se produire et se développer".

"De la terre à la lune" puis "Autour de la lune" de Jules Verne ont directement inspiré Hergé pour ses bandes dessinées de Tintin :"Objectif lune" et "On a marché sur la lune"


Source : Hey Oscar Wilde;



Un site "Les Voyages extraordinaires de Jules Verne"  répertorie tous les animaux du bestiaire de Jules Verne, les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les autres; Avec leur nom, une brève description, et leur lieu d'apparition dans l'oeuvre de l'écrivain.


Enfin pour terminer, voici comme Scott Campbell, dessinateur de son état, imagine et "croque" Jules Verne, avec humour et application...




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