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mardi 4 février 2014

Pixar, 25 ans d'histoires et d'animaux...

Quand la France décide de lancer son grand musée des "Arts Ludiques : Le Musée" dédié à l'animation, c'est avec l'exposition "Pixar 25 ans d'animation" qu'elle le fait.
Le musée à ouvert ses portes le 16 novembre 2013 à Paris,sur les quais de Seine, tout contre la gare d'Austerlitz.

Il présente jusqu'au 2 mars 2014 l'exposition itinérante "Pixar 25 ans d'animation", crée en 2006 pour le MoMA de New-York, et présentée depuis, un peu partout dans le monde.
Le bâtiment en béton est un peu froid, mais ce "vaisseau amiral" de la Cité de la mode et du design se prêtait très bien à la découverte des artistes de l'animation, de leur travail créatif et de ses contraintes.

L'exposition montre l'envers du décor. Quand les futurs films ne sont que des esquisses au crayon et les décors des pastels colorés. Plus de 500 oeuvres, dessins, esquisses, sculptures en résine, études de personnages, recherches de décors ou story-board retracent la genèse des films de Pixar.

L'exposition présente aussi le spectaculaire "zootrope" de "Toy Story", sorte de jouet optique breveté en 1867 aux Etats-Unis et qui réussit à créer l'illusion d'une image animée bien avant l'invention du cinémas. Il suffit de faire tourner une séquence d'images fixes à l'intérieur d'un cylindre. Puis de jouer sur les fentes de lumière qui laissent voir les images (et sur les flash stroboscopiques dans le cas de celui-ci). Pour réaliser cette attraction, l'équipe de Pixar s'est inspirée du magnifique zootrope en 3 dimensions créé par le musée Ghibli à Mitaka (Japon).

 
Autre superbe réalisation de cette exposition "Pixar 25 ans d'animation", le captivant "Artscape", un mur d'images qui s'animent, s'étirent, se déplacent et se rencontrent les unes les autres pour construire une expérience inédite et visuellement incroyable.

Quel est le point commun entre "Le Monde de Némo", "Toy Story", ou encore "1001 Pattes" ou "Ratatouille" ? Tous ces film d'animation ont été produits par la société Pixar Animation Studios. D'abord fondé comme sous groupe de la division informatique de la firme Lucasfilm Ltd, les studios Pixar doivent leur nom à leur rachat par Steve Job en 1986. Ils appartiennent au groupe Walt Disney depuis 2006.

Thème récurrent des studios Pixar "le développement personnel" du personnage central dans son univers. Selon John Lasseter, ancien responsable de l'animation pour Pixar et Disney : « il faut être concentré sur le développement du personnage principal, et sur la façon dont il évolue ». Certains personnages réapparaissent ailleurs dans d'autres films (comme Némo devenu un jouet de Bouh dans Monstres et Cie, par exemple). 
 
Mais dans l'ensemble chaque film met en scène ses propres héros, dans une bonne histoire avec un décor unique et crédible. Ce sont là les trois recettes d'un bon film d'animation, les trois pilliers de travail des artistes de Pixar et les trois axes de découverte de cette superbe exposition. 
 
Une exposition destinée autant aux plus jeunes qu'aux parents. Les personnages prennent vie entre deux crayonnés avant d'être modélisés en résine, étape indispensable pour la réalisation sur ordinateur de l'animation. 
Les dessins sont magnifiques et les décors au pastel montrent bien l'atmosphère propre à chaque histoire. Un vrai travail d'artiste "à l'ancienne" avec crayons, feutres, encre, gouache et même collages pour les recherches sur les habits des héros de "The Incredibles".


Une exposition Pixar à voir en famille donc, en attendant la première grande exposition consacrée aux super héros de Marvel, prévue aux "Arts ludiques : le Musée" du 22 mars au 31 août 2014.




Un petit plus pour finir : cette carte du monde réalisée par un fan qui recense les principaux films d'animation Disney et Pixar en fonction du pays où l'action se déroule. Amusant.

mardi 24 juillet 2012

Mammouth vs. pirates, où l'Age de Glace opus 4.

Photo : http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema
Comédie familiale plaisante, l'Age de Glace 4, sorti sur les écrans de cinémas le 27 juin dernier, continue son chemin.

Sans surprise l'histoire se termine bien : Manny le mammouth retrouve sa famille et met en déroute les pirates, Scrat, l'écureuil, finit, à force d'obstination par découvrir le paradis des noisettes. Avant de provoquer une nouvelle catastrophe par sa gloutonnerie. Et Diégo, se souvient qu'il est un tigre pour faire face à la belle Shira, tigresse de caractère, pirate de son état, libre et indépendante.


Pourtant tout avait mal commencé, très mal commencé même. Scrat, l'écureuil avide et glouton, plante sa noisette dans la banquise et provoque un gigantesque cataclysme.
La Pangée, la terre première, ce continent unique des débuts, se fendille, se disloque, se déchiquette. Et c'est la dérive des continents. Les cinq continents se mettent en place, non sans quelques incohérences. Et c'est avec humour que Scrat, prisonnier du centre de la terre à la poursuite de sa noisette, cause tout ces désordres.
S'ensuivent tsunamis, tremblements de terre, effondrements, séismes et autres tempêtes qui séparent nos amis.


http://www.lefilmfrancais.com/110595/l-age-de-glace-4


Perdus sur un iceberg, Manny, Diégo et Sid l'opossum dérivent sur l'océan. Ils ont récupéré, un peu par hasard, la grand mère de Sid, une vieille mamie édentée et acariâtre, abandonnée par sa famille trop égoïste. Et qui se révélera être une alliée de poids dans leurs aventures.


Toujours optimiste, naïf, et parfois simplet, Sid, transmet à la petite troupe sa bonne humeur et son enthousiasme général, pas toujours très opportun, mais toujours contagieux. Car bien sûr : "C'est pourtant vrai qu'il y a toujours un arc-en-ciel derrière les nuages".

De leur rencontre avec les pirates et leur chef vaniteux, belliqueux, mesquin et méchant, Manny, Diégo et Sid sortirons vainqueur. Enfin, après avoir affronté la captivité, la peur, les sirènes et délivré les petits écureuils esclaves des pirates. En toute logique. Mais il leur faudra tout leur courage et l'aide de la grand mère de Sid pour venir à bout du chef des pirates. Ce redoutable singe flanqué de son armada de petits flibustiers mal embouchés.


Mais Manny a du laisser sur le continent et ses soubresauts sa femme et sa fille. Celles-ci doivent fuir devant les cataclysmes qui menacent leur existence.





Adolescente, la fille de Manny, à la fois mammouth et opossum, (pardon Darwin pour cette idée bizarre des auteurs de la série) devra apprendre à rester elle même, sans se laisser influencer par les autres. Elle devra aussi demander pardon et se réconcilier avec Louis, son meilleur ami, qu'elle a blessé sans le vouloir. Ce petit hérisson-taupe au grand cœur et au courage sans faille, capable de tout pour ses amis. Même d'affronter les plus grands méchants.




Bref un bon moment de cinémas, drôle et enjoué. Une famille en or, réunie autour de tout un clan, des caractères bien trempés, mais tellement bien vus. Du courage et de l'audace, de l'entre-aide et de l'unité, des bons sentiments, contre la méchante bêtise des pirates. Classique, mais inusable.


L'AGE DE GLACE 4 : BANDE-ANNONCE VF Full HD (Ice... par baryla


A lire aussi "L'Age de Glace 4, la série continue".

mardi 10 juillet 2012

"L'Age de Glace 4", la série continue...

La saga de "l'Age de Glace" se poursuit avec bonheur. Nos héros préhistoriques sont de retour au cinémas en cette fin juin, pour le quatrième opus de la série, "La dérive des continents".

Scrat l'écureuil a même fait son entrée au musée Grévin le 21 juin 2012, soit une semaine avant la sortie du dernier numéro de la série. Dessiné par Peter de Seve, et mis en mouvement par Mike Defeo, il tentera bien sûr d'attraper sa noisette pour le plus grand plaisir des visiteurs du musée Grévin.

Au départ, Scrat était un personnage annexe du film. Mais au fil du temps, cet écureuil maladroit et mono maniaque a pris une place de plus en plus importante dans le scénario de la série de  "l'Age de Glace".



Cette série de films d'animation américains a commencé en juin 2002. Elle met en scène un mammouth, Manfred (Manny), taciturne et indépendant, un paresseux, Sid, froussard, volubile et toujours à la recherche de compagnie et de protection, et  un tigre à dents de sabre, Diego, très peu sentimental. Un trio auquel il faut ajouter Scrat l'écureuil, uniquement préoccupé par la recherche de nourriture.




Tout commence en 2002. Vingt mille ans avant notre ère, Scrat, l'écureuil, fend la banquise et déclenche un nouvel âge de glace. Les mammifères sont alors contraints de se rassembler pour émigrer vers le sud. Mais Manny le mammouth solitaire part vers le nord, bientôt rejoint par Sid le paresseux. Sid contraint Manny à accueillir Roshan un bébé esquimau qu'il faut ramener à son père, parti plus au mord. En chemin il leur faudra protéger le bébé de Diégo, le tigre aux dents de sabre, chargé par son chef de capturer l'enfant.












Nous retrouvons nos héros préhistoriques dans de nouvelles aventures en 2006. Cette fois-ci c'est le réchauffement climatique qui se profile. L'air devient beaucoup plus doux et la vie bien plus facile pour Manny et ses amis. Sauf que la fonte des glaces menace leur survie. Il leur faut encore fuir à l'autre bout de la vallée. Et voici notre trio embarqué dans de nouvelles aventures avec Ellie, la dernière femelle mammouth et deux opossums turbulents.











Avec  "L'Age de Glace 3, le temps des dinosaures", sorti en 2009, nous repartons dans une période de glaciation. C'est par une maladresse de Sid que nos héros se retrouvent propulsés dans un monde étrange perdu sous la glace et peuplé de dinosaures.
Face à ses animaux farfelus autant qu'étranges, nos amis ont des préoccupations diverses. Manny ne pense qu'au bébé mammouth qu'attend Ellie, sa femme. Diego est très inquiet. Il a peur d'avoir perdu ses instincts de prédateur, à force de vivre avec ses amis. Quant à Sid, il se sent seul et se met à vouloir élever des œufs de dinosaure. Il leur faudra l'aide d'une fouine, Buck, pour parvenir à échapper aux pièges des dinosaures. Et Scrat dans tout cela? Renoncera-t-il à sa noisette pour la belle Scratina? Pas si sûr...









Cette fois-ci, c'est encore une catastrophe provoquée par Scrat qui sera au cœur de l'intrigue de ce quatrième opus de "l'Age de Glace 4, la dérive des continents", sorti sur les écrans le 27 juin 2012.
Scrat, en plantant sa noisette dans la banquise, déclenche bien malgré lui un gigantesque cataclysme qui aboutit à la dérive des continents. Ce qui provoque des bouleversements planétaires. Le monde entier bouge et cela va propulser Sid en face de son abominable grand-mère. La petite troupe devra aussi affronter un groupe de pirates féroces, bien décidés à les empêcher de rentrer chez eux.







 Mais les aventures de Manfred, Sid, Diego et Scrat sont aussi sorties en jeu vidéo.
Et les personnages de "l'Age de Glace" ont également inspiré plusieurs court métrages qui encadrent ces films d'animation : "Gone Nutty" en 2002, "No time for nuts" en 2006,  "Sid : opération survie" en 2008, ainsi que "Scrat's continental crack-up part 1 et 2" en 2010-2011 et "L'age de glace : un noël de mammouth" en 2011. Sans oublier de nombreuses petites vidéos disponibles sur You Tube.

Pour aller plus loin, voir le dossier consacré à Scrat "un écureuil à la noix" par Télérama.

mardi 3 avril 2012

Le marsupilami entre rêve et réalité fictive.

Les dernières aventures du Marsupilami sortent cette semaine (4 avril 2012) au cinémas. Le film "Sur la piste du Marsupilami" a été réalisé par Alain Chabat. Le scénario est signé Alain Chabat et Jérémy Doner. Et bien sûr la première place est donnée au drôle d'animal jaune à pois noirs inventé en 1952 par le dessinateur belge André Franquin.



L'intrigue emmène le spectateur au coeur de la Palombie, dans la forêt amazonienne. C'est là qu'un petit reporter en quête de scoop, Dan Geraldo (Alain Chabat) et son guide Pablito (joué par Jamel Debouze) vont découvrir l'animal mythique. Ils nous révèlent l'incroyable : oui le marsupilami existe vraiment (enfin dans le film...)



Le marsupilami a été créé par Franquin en 1952 pour pimenter les aventures de "Spirou et Fantasio". Le dessinateur a voulu faire un animal totalement nouveau et sans lien avec une espèce connue. C'est donc une pure invention que ce petit animal jaune et noir doté d'une queue démesurée de 8 mètres de long et baptisé de son nom latin "marsupilamus fantasii" parfois renommé en hommage à son auteur "marsupilamus franquinii". L'animal possède son site internet  : http://www.marsupilami.com qui présente toutes ses aventures en BD, en animation et maintenant au cinémas.


Avant de connaître ses propres aventures, le marsupilami est apparu dans plusieurs albums de "Spirou et Fantasio". Ce drôle d'animal, contraction de "marsupial" et de "ami" capable de communiquer avec l'homme, est doté d'un sens aigu de la famille. Il apprécie particulièrement les piranhas, même s'il se nourrit de tout, et fabrique un nid en feuilles tressées qui peut se refermer en cas de risque majeur. Sa longue queue lui sert de moyen de locomotion aussi bien que de moyen de défense, de ressort, de balançoire ou de canne à pèche. Son cri "Houba houba" participe à son mythe. Le très sérieux wikipédia lui consacre une longue page de description. Et la zoological society of London a même accepté de répertorier scientifiquement cet animal peu courant.

mardi 28 février 2012

Le rabbin et son chat récompensés aux césars 2012.

L'affiche officiel du film (source UGC).

On l'a complètement éclipsé derrière le succès de "The artist", mais le césar du meilleur film d'animation est revenu au film "le Chat du rabbin". Un film d'animation tiré de la bande dessinée du même nom.

Il s'agit d'une satyre écrite à travers les aventures d'un chat, le chat du rabbin, qui dévore le perroquet de la maisonné et se met à parler. Nous sommes à Alger dans les années 20 et le chat est prêt à tout pour rester avec le rabbin et surtout avec sa fille Zlabya.

Le film est sortie le 1er juin 2011. Il a été réalisé par Joann Sfar et Antoine Delesvaux. Et c'est François Morel qui prête sa voix au chat philosophe et bétisier.

L'histoire reprend la série à succès de Joann Sfar sur les aventures du "Chat du rabbin" (tome 1- La Bar-Mitsva, 2- L'Exode et 5- La Jérusalem d'Afrique). Dessinateur et scénariste de bande dessinée, Joann Sfar est un admirateur de Quentin Blake, mais ses dessins rappellent aussi Sempé et Hugo Pratt.

La bande dessinée a même donné lieu à une pièce de théâtre "la bar-mistva" racontant l'épisode où le chat veut faire sa bar-mistva pour rester avec son maître. Elle a été jouée deux fois à Paris en 2004 et 2005 puis à Toulouse, dans une mise en scène d'Elise McLeod.

Dans cet univers d'animation, le chat parle et raconte ses propres impressions sur la vie, le monde et les gens. Et il accompagne son maître dans son périple dans le désert à la recherche de la cité idéale, la Jéruslem parfaite, lieu de havre et de paix éternelle. En chemins, ils rencontrerons des obstacles sur leur route, et le chat du rabbin en viendra même à perdre un temps la parole.

Mais, ils découvrirons surtout que ce lieu de paix magique n'existe pas sur la terre. En fait, cette cité idéale de la paix perpétuelle et heureuse existe bien, mais seulement dans le coeur des hommes qui recherchent la sagesse! Et ces hommes vivent partout dans le monde... Un conte moderne sur l'art de vivre ensemble en quelque sorte.
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