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mercredi 4 juin 2014

Cour des Dragons, de l'Hôtel Crozat au Louvre!

Il a quitté l'ancienne rue des Egouts (aujourd'hui occupée par la rue de Renne, percée en 1866), dans le sixième arrondissement parisien, pour venir se reposer ici dans cette cour couverte du Louvre.

Il a quitté le fronton du portail monumental donnant accès à la cour du Dragon (aujourd'hui disparue) pour venir s'échouer au milieu des plus belles statues du musée parisien...

Il aurait pu ne jamais arriver là, mais ce dragon de pierre, majestueux et imposant, oeuvre d'Ambroise Slodtz est un des rares exemples conservés de décor de style rocaille exécutés pour un édifice parisien.


Cet animal fabuleux a été commandé par le richissime financier Antoine Crozat (1655-1738) pour rehausser le portail donnant accès à la cour des Dragons et à l’hôtel de Madame Crozat.

Il représenterait le dragon de Sainte Marguerite, patronne de la rue qui lui faisait face (rue Ste Marguerite, aujourd'hui rue de Solzt), mais aussi sainte patronne de l'épouse du commanditaire.
Situé sous un riche balcon, ce bas relief formait la clef de l'arc de la façade du portail d'accès à la cour intérieure, dont il était aussi l'ornement majeur.

Cet ensemble de bâtiments que l'on doit à l'architecte Pierre de Vigny (1690-1772), a été construit entre 1728 et 1732. La cour a longtemps abrité de nombreuses échoppes et notamment des ferrailleurs.


Depuis 1935 et la démolition de la cour du Dragon, la statue est installée au musée du Louvre. Une copie en résine de cet ensemble rappelle cet événement. Elle a été installée au dessus du numéro 50 de la rue de Renne, à l'emplacement de l'ancienne entrée de la cour du Dragon, laquelle donnait aussi sur la rue du Sépulcre, devenue en 1808 rue du Dragon.



mardi 20 mai 2014

Aquamaniles, des lions pour se laver les mains...

Aquamanile en forme de lion. Bronze. Louvre.
"Je m'en lave les mains" aurait pu dire Ponce Pilate. Partons aujourd'hui à la découverte des ces drôles d'ustensiles destinés à se laver les mains, les "Aquamaniles" ou récipients médiévaux destinés au lavage des mains dans la vie courante, comme dans la liturgie.

Réalisés en alliage (bronze à la cire perdue), en céramique ou en métaux précieux, ces récipients creux munis d'une anse étaient destinés à contenir l'eau pour les ablutions quotidiennes.
 Aquamanile en forme de lion vers 1400, bronze.



Le mot vient du latin : aqua (eau) et manile (main). On les distingue des aiguières, récipients à pieds de forme ovoïde destinés à contenir de l'eau, mot issu de l'occitan aiga (eau), ou des puisettes, autre sorte de petit récipient à eau.





On recense aujourd'hui environ 380 aquamaniles en alliage cuivreux médiévaux. Un tiers d'entre elles représentent des lions. Les autres ont généralement aussi une forme animale (chimères avimorphes, griffons, dragons, oiseaux, chevaux etc...).

Les aquamaniles sont apparues en Orient. Elles ont ensuite été assimilées en Europe au début du Moyen Age. Avant de connaître l'apogée de leur utilisation durant le Moyen Age tardif.

Aquamanile en forme de lion. Cuivre. Louvre.


Les aquamaniles qui nous sont parvenues sont majoritairement des production allemandes (Ici surtout de Basse-Saxe) des XIIIe et XIVe siècles, (ici en bronze ou en cuivre). Leur forme animalière les distingue des classique aiguières. Celles que je vous présente ici sont visibles au Louvre à Paris.

















mardi 31 juillet 2012

Les dragons ailés de la place St Michel.

Dragon cracheur d'eau. Fontaine St Michel DR.

Créée en 1855, sous Napoléon III, la Place Saint Michel, à Paris, est ornée d'une fontaine monumentale réalisée en partie par Gabriel Davioud en 1860. Deux dragons cracheurs d'eau encadrent une statue de Saint Michel terrassant le diable, inscrite dans une sorte d'arc de triomphe antique.

Cette fontaine gigantesque
occupe à elle seule tout un mur pignon. Elle vient combler l'angle entre le boulevard Saint Michel et la Place Saint-André-des-Arts.

mardi 24 janvier 2012

Au revoir le lapin, bienvenue au dragon.

Deux dragons soutiennent ce vase du château de Versailles

Ça y est, nous sommes entré depuis hier dans l'année du dragon. "L'année du dragon", c'est comme cela que les chinois décrivent cette année 2012 qui a commencée seulement hier (23 janvier 2012) pour eux.  Dans le cycle du temps chinois, cette année est une année faste, fertile et heureuse.

En effet le dragon est l'emblème des empereurs. Il symbolise la sagesse et le courage, le pouvoir et la félicité.

Et bien sûr les enfants nés cette année sont supposés pourvu des qualités du dragon. Ils devraient être chanceux.
Ce n'est pas un hasard non plus si le dragon se retrouve à orner les vasques du parterre qui longe le château de Versailles.


Photo de l'album de Miheco (flickr)


Le calendrier chinois, appuyé sur le cycle lunaire, dispose de douze signes du zodiaque qui sont représentés par douze animaux symboliques : le rat, le buffle, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. Un même animal revient donc tous les 12 ans. Et chacun possède ses propres qualités, comme les signes du zodiaque.


Alors Bonne et Faste Année du Dragon à Tous....





Et pour finir une petite vidéo amusante sur l'année du dragon vu à travers les yeux des célèbres "angry birds". Régalez vous....






mardi 6 décembre 2011

Le dragon de Versailles...

Dernière ballade dans les jardins du Roi Soleil à la découverte du Bassin du Dragon. C'est ici à côté du Bassin de Neptune que prend place une nouvelle aventure de la légende d'Apollon.

La statuaire représente le serpent Python tué d'une flèche par Apollon. L'animal est entouré de dauphins et d'amours armés d'arcs et de flèches et montés sur des cygnes. Le serpent est représenté agonisant et crachant son "sang" à travers le magnifique jet d'eau qui s'échappe de sa gueule lors de la mise en eau des bassins.

Notre dragon possède une crinière de cheval, des pattes griffues, des ailes de chauve-souris et une longue queue de serpent, sans compter sa gueule puissante et son cou long. Il ressemble en effet plus à un dragon qu'à un serpent.


Cette statue du dragon qui représente le serpent Python est l'oeuvre des frères Marsy. Elle a été installée au centre de ce bassin du rondeau du nord, devenu bassin du dragon, en 1667. Le dragon est entouré de dauphins plutôt menaçants à longue queue, qui nagent vers le bord du bassin, comme s'ils voulaient s'enfuir.

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