Bookmark and Share ...

jeudi 1 novembre 2012

Oiseaux de Paradis, de Parade en Fleur...

Crédit Photo : Wikipédia.

Loin, très loin d'ici, en Nouvelle Guinée et en Australie orientale, vivent de drôles d'oiseaux. Des Paradisiers ou Oiseaux de Paradis. Ces petits volatiles possèdent des ailes splendides qui s'ouvrent en corolle autour de leur corps et leur donnent une allure extraordinaire. L'Europe les auraient découvert à la suite du voyage de Magellan autour du monde (1519-1522).

L'histoire raconte que les commerçants autochtones leur avaient ôté les ailes et les pattes pour les vendre comme ornement. Les savants européens en auraient donc conclu, en toute bonne foi, et selon la légende, que ces oiseaux sans patte vivaient dans les airs et se nourrissaient de rosée ! Avant d'étudier sérieusement les spécimens rapportés.

Il existe une quarantaine d'espèce de paradisiers, les paradiséidés, du plus petit, le Royal, haut de quinze centimètres, au plus grands comme le Fastueux qui peut afficher jusqu'à un mètre dix de long.




Crédit photo : Wikipédia.
Les paradisiers organisent de véritables parades nuptiales pour séduire leur femelle. Car "l'oiseau de paradis est heureux dans son monde à lui" comme le chante le chanteur Gérard Manset. Certaines espèces y incluent aussi des danses et des chants amoureux.
Faute de prédateurs directs, les paradisiers ont proliféré. C'est donc sur le terrain de la compétition sexuelle que ces oiseaux se sont affrontés. Au fil des ans, les mâles les plus attirants ont transmis leurs caractéristiques à l'espèce, rivalisant de beauté et de couleurs pour agrémenter leur panache.

Ces oiseaux possèdent presque tous de magnifiques et longues aigrettes qui dépassent de la queue de l'oiseau au repos, pour s'épanouir en de splendides éventails sur son dos lors des parades. Ils ont aussi inspiré  Maurice Ravel (1875-1937) avec ses "Trois beaux oiseaux de Paradis" ou encore les chanteurs  Peter, Sue and Marc avec leur Chanson "Birds of paradise", et bien d'autres encore... 

Ces plumes magnifiques ont attiré aussi les femmes européennes qui ornaient leurs chapeaux de plumes de paradisier. Jusqu'à ce qu'en 1908 les britanniques interdisent la chasse et le commerce de ces oiseaux, qui sont toujours protégés.

Petra Regent et Masayoshi Ichino ont écrit en 2004 un documentaire vidéo de Tatsuhiko Kobayashi sur le travail du photographe japonais Tadashi Shimada, intitulé le "Oiseaux de paradis". Comme les planches dessinées ci dessous, ils décrivent ces oiseaux extraordinaires.


Source : Le Pictographe.


Crédit photo : Wikipédia.
Mais les "Oiseaux de Paradis" sont aussi de magnifiques fleurs... en forme de tête d'oiseau. Elles ont en commun avec les volatiles d'être très colorées, avec des pétales de couleur vive, orange et bleu. Elles fleurissent dès le début de l'hiver et jusqu'au début de l'été. Elles sont originaires d'Afrique du Sud.

Ces magnifiques Strelitzia doivent leur nom à l'épouse du roi Georges III d'Angleterre, la reine Charlotte de Mecklemburg-Strelitz. Les cinq variétés de Strelitzia sont toutes très florifères.

Et la référence botanique ne s'arrête pas là. L'Oiseau de Paradis est aussi un petit arbuste, le Caesalpinia Gilliesii, aux fleurs de couleur jaune et aux longues étamines rouges.



Enfin "l'Oiseau de Paradis / The Bird of Paradise" est aussi une pièce de théâtre de Richard Walton créée à Broadway en 1912 et qui a donné lieu à plusieurs films américains en 1932 puis en 1951 et français en 1963.
Je vous laisse la tête dans les étoiles pour admirer "l'Oiseau de Paradis", une constellation méridionale.








vendredi 19 octobre 2012

Des Animaux à l'Auto, il n'y a qu'un Logo.


De l'animal à l'auto, des chevaux au cheval-vapeur, il n'y a parfois qu'un pas. Celui du logo. Celui du rêve ou de l'analogie, celui du symbole ou du mythe. La souris est allée se promener dans les allées du dernier salon de l'automobile. Et elle a rencontré toute sorte d'animaux. Des animaux sagement posés sur les carosseries bien lustrées des voitures exposées. Bien sûr ils n'étaient pas là présents comme dans une ferme, mais tout de même...
Le cheval cabré de Ferrari n'avait d'yeux que pour la Coccinelle, tandis que le buffle de Lamborghini se battait avec le taureau des formule Un sponsorisées par Red Bull. La souris n'a pas manqué de repérer l'oiseau en vol de Mazda auquel répondait l'oiseau en flèche de Skoda, sous le regard placide du cheval de Porsche.
Reste que la souris a aussi rencontré le lion de Peugeot et le jaguar de la marque au félin. Elle n'a pas non plus manqué le scorpion des Fiat 500 Abarth, totalement inoffensif, malgré son nom, ni le serpent des Alpha-Roméo, sorte de caducée sans venin. Il ne manquait que la Ford Mustang, restée aux Etats-Unis.

Amusez-vous avec cette revue de détails en image :




mercredi 10 octobre 2012

Le Lion, Kessel et moi.

Dans cet ouvrage, Joseph Kessel nous raconte l'histoire d'un lion. Mais pas n'importe quel lion.

Edition de 1970
C'est l'histoire de King qui nous est ici contée. King vit au Kénya aux pieds du mont Kilimandjaro. Il est l'ami et le complice de Patricia, une petite fille qui vit dans la réserve avec les bêtes sauvages.

Et King lui appartient depuis que les hommes l'ont découvert un jour, tout juste né et déjà abandonné. Oui, mais King a grandit et le petit lionceau élevé dans la maison est devenu le roi des animaux, grand, fort, majestueux, et capable de tuer pour se nourrir. Même si cela n'empèche pas Patricia de jouer avec lui comme avec un chaton et de se risquer à des accrobaties sur son dos.


C'est Jospeh Kessel lui même, écrivain voyageur venu en séjour dans la réserve, qui nous raconte cette histoire d'amitié entre un lion et une petite fille. Avec les yeux émerveillés de celui qui est devenu, dans son récit, l'ami d'un lion.

Joseph Kessel n'avait pas prévu de rester dans la réserve du père de Patricia. Il ne faisait que passer, le temps de transmettre une lettre, avant de repartir le lendemain. Mais sa rencontre avec King et son affection pour la femme de Bullit le feront changer d'avis. Finalement il restera, le temps du livre...

Edition de 2010.
Il nous présente aussi les Massaï, peuple guerrier de ces régions, tels qu'il a pu les observer lors de son séjour au Kenya.

Oriounga, le jeune Massaï rêve de devenir adulte en tuant un lion et en épousant la fille-lion.

Edition de 2007.
Patricia voudrait bien garder son ami King pour la vie, même si cela terrorise sa mère.

Et Bullit, l'ancien chasseur de fauves devenu gardien de la réserve, doit veiller à préserver la vie des hommes qui se trouvent sous sa responsabilité, quitte à abattre des animaux protégés.








Ajouter à cela une mère névrosée et angoissée pour sa fille, partagée entre son amour pour son mari et son instinct maternel pour la sécurité de son enfant, et vous aurez tous les ingrédients de ce roman paru en 1958.



L'Afrique, la savane, le lion, les bêtes sauvages, les guerriers Massaï et les hommes vont s'affronter et se rencontrer pour le plus grand plaisir des lecteurs petits et grands de ce classique de la littérature française.



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...